Colloque international

Propriétaires et citoyens dans l’Orient romain (de Sylla à la fin du IVe siècle)

- Vendredi 15 Mars 2013 Maison de la Recherche Salle D 035 _ 28, rue Serpente - 75006 Paris
- Samedi 16 Mars 2013 Amphithéâtre Michelet - 46, rue Saint-Jacques Paris 5e


gravure du XIXe du théâtre d'Antinoopolis en Egypte (issue de la "Description de l'Egypte publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand, tome IV, fig. 55" publié à Paris en 1809-1828)

La question de la propriété foncière et de l’inégalité des fortunes est fondamentale dans l’analyse des systèmes politiques. Grecs et Romains s’interrogèrent ainsi sur l’identité entre citoyen et propriétaire et sur le classement censitaire des citoyens. L’Orient romain se trouva ainsi à la confluence de deux conceptions qui envisageaient sous un jour différent les conséquences de l’inégalité des fortunes foncières pour la participation à la vie politique. Ces préoccupations politiques trouvent des traductions concrètes dans ce que l’on pourrait appeler « deux Orients romains » : le premier où le modèle civique est ancien (la Grèce, l’Asie mineure occidentale, la Syrie côtière et septentrionale à un moindre degré) et un second qui le découvre progressivement à l’époque romaine (Anatolie centrale, régions de Syrie, Égypte). De l’époque de Sylla, qui voit des recompositions importantes dans les sociétés civiques en fonction des prises de position au sujet des Romains, au IVe s., où des documents aussi remarquables que les cens d’Asie mineure occidentale peuvent être relevés, les problèmes posés par la propriété foncière dans le fonctionnement civique apparaissent nombreux et divers.


Nous souhaitons ainsi étudier un facteur important de l’évolution du modèle civique dans l’Orient romain, autour de la figure fondamentale, mais peut-être plus difficile à saisir qu’il n’y paraît, du citoyen propriétaire : des recompositions économiques sont peut-être au cœur de l’évolution institutionnelle de la polis dans le monde romain. Les thèmes suivants nous paraissent plus particulièrement susceptibles d’encadrer la réflexion, sans prétendre à l’exhaustivité :

  1. inégalité des fortunes foncières et participation à la vie politique : évolution des régimes politiques à l’époque romaine dans les régions d’Orient romain où la cité est ancienne, pensée politique grecque, attitude du pouvoir impérial ;
  2. inégalité des fortunes foncières et fonctionnement des institutions civiques : existence de qualifications censitaires pour l’exercice des magistratures et des liturgies, archives civiques des propriétés foncières, relations entre les autorités civiques et les grands propriétaires ;
  3. évolution de la répartition de la propriété foncière au sein des cités : archéologie du territoire et histoire de l’espace agraire, augmentation des surfaces cultivées, régime juridique de la terre, émergence de grands domaines répartis sur plusieurs cités.

Organisation scientifique
FRANÇOIS LEROUXEL (Paris-Sorbonne - AOROC) et
ANNE-VALERIE PONT (Paris-Sorbonne – IUF, UMR 8167)

Colloque organisé avec l’aide de :
l’Université Paris-Sorbonne, l’UMR 8167,L’équipe Antiquité Classique et tardive, l’IUF, AOROC et Transfers