Le contexte de naissance de l’écriture arabe :
Écrit et écritures araméennes et arabes au 1er millénaire après J.-C.

- 4 au 6 avril 2013

Paris, Collège de France, 52 rue du Cardinal Lemoine, 75005
Paris, Institut catholique, 26 rue d’Assas, 75006


Colloque international du projet SYRAB de l’Agence Nationale de la Recherche « Écrit et écriture dans la formation des identités en monde syriaque et arabe IIIe-VIIe siècles »

Organisé par l’UMR 8167 Orient & Méditerranée et l’Institut de Recherches et d’histoire des Textes (CNRS)

Au cours des siècles qui marquent la fin de l’Antiquité et le début du Moyen-Âge, deux cultures écrites majeures naissent et acquièrent leurs lettres de noblesse au Proche-Orient : d’une part la culture syriaque, qui est encore la culture classique et liturgique des chrétiens de la région, de la Méditerranée à l’Inde, et d’autre part la culture arabe, que l’on identifie en général avec celle de l’islam mais qui est depuis longtemps partagée par tous les habitants du Proche-Orient.

Un des axes majeurs du projet SYRAB portait sur les écritures. De fait la naissance des écritures syriaque et arabe est encore largement objet de débats. Le schéma de naissance des écritures syriaques, tel qu’on le trouve dans tous les manuels, a été complètement remis en cause à la suite de la découverte au début des années 1990 de documents édesséniens en écriture cursive et la prise en compte de colophons de manuscrits. Mais on est encore loin d’avoir abouti à un nouveau schéma cohérent. De même, l’ensemble de la documentation nabatéenne, syriaque et paléo-arabe doit être prise en compte dans l’étude de l’apparition de l’écriture arabe.

Le propos de ce colloque qui marque le point d’orgue du projet SYRAB est de s’interroger sur la naissance et le développement des écritures de la Syrie à la péninsule Arabique, sur le rapport entre écriture et langue, sur les usages de l’écriture (pourquoi écrit-on ? qu’écrit-on et avec quel type d’écriture ?), sur les rapports entre type d’écrit et support.

Une autre question importante est celle de la répartition géographique des langues et des écritures. Le rapport de l’écriture à la définition des identités ethno-religieuse est également à envisager. Les sources écrites prises en compte sont les inscriptions mais aussi les manuscrits. L’objectif est de mettre en valeur l’apport des recherches les plus récentes.

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Programme


Jeudi 4 avril
Collège de France, 52 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris, Salle Levi-Strauss

Matinée 10h-12h30

F. BRIQUEL CHATONNET (CNRS, Orient & Méditerranée) : Le contexte de la diffusion de l’écriture édessénienne en Antiochène
S. FARES (Université de Nancy) : Quand une écriture en remplace une autre : le cas de l’écriture arabe
M. DEBIÉ (École Pratique des Hautes Études) : Le syriaque en Arabie : le contexte de naissance de l’écriture arabe

Après-midi 14h30-18h15

L. NEHMÉ (CNRS, Orient & Méditerranée), Peut-on parler d’écriture arabe en Arabie au Ve siècle ?
F. DÉROCHE (École Pratique des Hautes Études) : Métamorphoses omeyyades : la rapide évolution de l’écriture arabe
P. SIJPENSTEIJN (Leiden University) : The Arabic script in the earliest papyri : a multilayered significance
A. AL-JALLAD (Leiden University) : TĒ ARABŌN PHŌNĒ : Arabian onomastica and Arabo-Greek script
F. IMBERT (Aix-Marseille Université) : Espaces de liberté et contraintes graphiques dans les graffiti islamiques du début de l’islam.

Vendredi 5 avril
Institut catholique de Paris, 26 rue d’Assas, bât. J, 3e étage, salle J32

Matinée 9h30-12h30

I. ROSSI (Scuola Normale Superiore di Pisa et Università di Pisa) : Between the North and the South : the Minaic documentation from al-‘Ulā
M. ARBACH (CNRS, Orient & Méditerranée), La datation paléographique des inscriptions sudarabiques du Ier millénaire av. J.-C. : méthode et limites
E. GUSHSHINA (Università di Pisa) : Le lien entre l’évolution d’écriture sabéenne et les changements politiques en Arabie du Sud aux Ier-IVe siècles après J.- C.
C. ROBIN (CNRS, Orient & Méditerranée), Le passage du sabaʾique à l’arabe dans le sud de la péninsule

Après-midi 14h30-18h15

F. BRON (École Pratique des Hautes Études) : Une nouvelle branche des études sudarabiques : les textes en écriture minuscule sur bâtonnets
I. GAJDA (CNRS, Orient & Méditerranée), La transmission de l’écriture sudarabique en Éthiopie et son évolution
A. KUBIAK (Doctorante, Université de Varsovie et Orient & Méditerranée) : Les ex-votos inscrits à Palmyre – l’écriture des inscriptions dédiées aux dieux
M. GOREA (Université Paris VIII) : Les écritures de Hatra et du Tigre supérieur
J.-M. DUCHEMIN (doctorant, Orient & Méditerranée) : Généalogie et évolution de l’écriture mandéenne

Samedi 6 avril
Collège de France, 52 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris, Salle Levi-Strauss

Matinée 10h-12h30

A. DESREUMAUX (CNRS, Orient & Méditerranée) : L’invention et les évolutions d’une écriture araméenne dans les milieux melkites de Palestine et d’Arabie
A. BINGGELI (CNRS, Institut de Recherches et d’Histoire des Textes) : Écrire l’arabe en lettres syriaques : le système de l’écriture garshuni
A. KAPLAN (Centre d’Études sur les Chrétiens d’Orient, Bruxelles) : Théories pour une paléographie syriaque moderne

Contact : F. BRIQUEL-CHATONNET

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