Fouilles de Dehistan

Directeurs de fouilles : Alastair Northedge (université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Denis Genequand (université de Genève)


Mise à jour : 10 février 2014

À l’ouest du Turkménistan dans la province médiévale de Gurgan, Dehistan est mentionné dès le Xe siècle comme ribât de frontière, puis devient une étape commerciale importante des routes venant d’Iran et traversant le Khwârazm vers le pays des Khazars. La ville prospère sous les Khwârazm Shahs pour atteindre une surface de 110 ha intra muros, elle est détruite par les Mongols en 1221. Éloignée de tous, la région est aujourd’hui désertique, ce qui explique que la ville est été préservée dans son intégralité : urbaine (double fortifications, bâtiments monumentaux, quartiers résidentiels…) et sa périphérie (quartiers artisanaux, champs, canaux d’irrigation…). Ce site méconnu à été de surcroît peu étudié. Notre programme de recherche en partenariat avec le Département des Monuments Historiques du Turkménistan a débuté en 2012 avec le financement de la fondation Max Van Berchem. Cette première mission de prospection systématique, à permis de débuter le plan topographique de la ville et de mettre en place un SIG pour mieux comprendre l’organisation spatiale. Enfin l’étude en cours d’un matériel de surface exceptionnel (fragments d’objets en bronze, céramiques de luxe, 70 monnaies…) en attendant les fouilles de 2013 apporte déjà un éclairage inédit sur l’une des grandes villes de l’Asie centrale médiévale et sa culture matérielle.