La Montagne d’Îgîlîz et le pays des Arghen

Enquête sur l’histoire du peuplement rural dans le Sud marocain au Moyen Âge et à l’époque prémoderne

Directeurs de fouilles : Jean-Pierre Van Staëvel (université Paris-Sorbonne), Abdallah Fili (université El-Jadida) et Ahmed Ettahiri (Insap)
Collaborations : INSAP, Rabat ; UMR 5648 ; Casa de Velázquez ; Paris-Sorbonne, Université d’El Jadida, Direction du Patrimoine


Mise à jour : 7 mars 2017

Présentation

Le programme de coopération franco-marocaine en cours à Îgîlîz, dans l’Anti-Atlas central, dernière chaîne de montagne avant le Sahara, présente l’exceptionnel intérêt de dévoiler l’histoire d’une société de paysans, de dévots et de guerriers, dans une région reculée du Sud marocain. Marginale, cette montagne l’a été à l’époque médiévale, et l’est encore aujourd’hui, ce qui explique en grande partie le faible intérêt qu’elle avait suscité dans la communauté savante jusqu’à la découverte du site par A. Fili et J.-P. Van Staëvel en 2004. C’est pourtant là, sur ce piton dominant les collines de l’intérieur de la chaîne de l’Anti-Atlas, que s’est structuré au début des années 1120 un puissant mouvement tribal uni par une doctrine réformiste rigoriste et puritaine, l’almohadisme, et sous la férule d’un juriste-théologien berbère de grande envergure intellectuelle : Ibn Tûmart, figure célèbre de l’histoire marocaine. Un quart de siècle plus tard, peu après le milieu du XIIe siècle, cette révolution religieuse devait déboucher sur la constitution du plus vaste empire que l’Occident musulman médiéval ait jamais connu : celui des Almohades (1147-1269).
Rapidement marginalisé du temps de l’Empire, puis ramené aux dimensions d’un modeste village, le site offre donc à l’archéologue la chance unique de pouvoir étudier de larges pans de la culture matérielle d’une société montagnarde du passé. La fouille de ce site exceptionnel, tout à la fois pôle de dévotion, lieu de rassemblement tribal, nid d’aigle et refuge d’une communauté charismatique menée par un chef religieux berbère, permet en effet de restituer, pour la première fois, l’histoire d’une communauté rurale dans les confins présahariens, saisie dans toutes ses composantes matérielles et symboliques : hiérarchies sociales et spatiales, spécialisation fonctionnelle des secteurs d’habitat, culture matérielle, modes de production et de consommation dans le cadre d’une économie agro-sylvo-pastorale. L’originalité du site tient justement dans sa dimension rurale, montagnarde et tribale, ce qui en fait un excellent poste d’observation de l’évolution de larges pans de la société maghrébine médiévale et prémoderne. La fouille d’Îgîlîz nous permet également de documenter des pratiques religieuses et rituelles jusqu’alors très peu connues, et de mesurer les modalités d’islamisation des campagnes. Le site constitue enfin un précieux objet de réflexion sur la manière dont l’Etat vient à la tribu, question fondamentale formulée il y a longtemps déjà par le grand historien maghrébin Ibn Khaldûn, en prenant justement exemple sur les débuts de la révolution almohade.
Le site archéologique est constitué de deux zones assez dissemblables l’une de l’autre. Le sommet oriental, commande l’accès au site, concentre les premières lignes de défense ; il abrite un habitat généralement assez dispersé, sauf sur les premières pentes au sud-ouest, où se développe un quartier d’habitations. Le sommet central (altitude : 1350 m), en situation topographique d’acropole, est enserré dans une puissante muraille ; c’est là que se trouvent les principaux monuments du site : grande-mosquée et Qasba. L’acropole d’Îgîlîz voyait encore, au début des opérations de fouille, ses bâtiments largement ennoyés sous un épais manteau d’éboulis et de déblais provenant des couches de démolition et d’effondrement des élévations. Seul un dépierrage intensif a été en mesure d’assurer une bien meilleure lisibilité des structures. La stratégie de fouille a consisté dès le début à privilégier d’amples décapages en aire ouverte afin de permettre une contextualisation aussi précise que globale des activités domestiques et rituelles ainsi que de l’articulation entre bâtiments publics, éléments de voirie et espaces domestiques.
La Qasba trône au sommet de la montagne d’Igîlîz. Il s’agit d’un ensemble de bâtiments formé de deux secteurs enclos de murs, comprenant des habitations, des pièces de service, une zone cultuelle. Il s’agit d’un vaste ensemble résidentiel réservé à une petite élite susceptible de vivre en autarcie. Le mobilier qui en a été extrait montre que la Qasba est édifiée d’un seul jet durant la première moitié du XIIe siècle. Dominés par le complexe résidentiel de la Qasba, plusieurs secteurs d’habitat s’étagent sur les premières pentes, notamment autour de la grande-mosquée. La fouille extensive de ces secteurs, a permis de mettre au jour plusieurs ensembles de maisons qui vient enrichir considérablement notre connaissance de l’architecture domestique d’époque médiévale dans le Sud marocain. Le mobilier céramique récolté dans les horizons d’abandon comporte des pièces d’importation parfois venues de la lointaine al-Andalus.
L’insertion très étroite dans le programme, dès le début des fouilles, des sciences archéoenvironnementales (archéobotanique, archéozoologie) favorise également une perception globale des activités des dévots, des paysans et des guerriers qui habitaient cette montagne, en étudiant l’économie vivrière, les pratiques agro-pastorales et l’environnement végétal. La restitution des spectres végétaux et fauniques livrent nombre d’informations sur les productions agricoles et le régime alimentaire des occupants du lieu. Plus largement, la collaboration entre archéologues et spécialistes de l’archéoenvironnement débouche sur des questions plus spécifiques : restitution des paysages et des terroirs anciens, mise en évidence de banquets communautaires et d’agapes, etc. Cette démarche interdisciplinaire a débouché en 2014 sur l’élaboration d’un programme de recherche spécifiquement centré sur l’écologie historique de l’arganier, un arbre emblématique du Sud marocain. Mené dans le cadre des projets Convergence de Sorbonne Universités et codirigé par M._P. Ruas et J.-P. Van Staëvel, ce programme, intitulé HARGANA Histoire et Archéologie des Ressources biologiques et stratégie de Gestion vivrière de l’ ArgaNeraie médiévale en montagne anti-Atlasique, a permis de fédérer des approches diverses et complémentaires en histoire des textes médiévaux, archéologie de terrain et étude de mobilier, archéobotanique et archéozoologie, ethnobotanique, biologie végétale et chimie.
Par son approche globale, favorisant une perception diachronique des dynamiques de l’occupation de ces montagnes, la mission franco-marocaine à Igîlîz entend montrer tout l’intérêt, pour ces régions, de l’approche archéologique pour redonner à ces sociétés rurales toute leur place dans le processus historique, et valoriser ainsi le patrimoine de ces régions marginales. La mission archéologique franco-marocaine à Igîlîz a été récompensée en 2015 par l’obtention du Grand Prix d’archéologie de la Fondation Simone et Cino Del Duca, sur proposition de l’Institut de France.

Participants

Archéologie :
Chloé Capel (chercheur associé à l’UMR 8167), Pauline De Keukelaere (doctorante, Université Paris-Sorbonne), Violaine Héritier-Salama (doctorante, Paris-Ouest Nanterre / Université de Paris-Sorbonne), Nadège Ramel (INRAP), Pierre Wech (Service Archéologique Départemental de l’Eure)

Topographie, photographie aérienne et géomatique :
Ronald Schwerdtner (topographe indépendant)

Base de données et SIG :
Morgane Godener (chercheur associé à l’UMR 8167)

Archéobotanique :
Marie-Pierre Ruas (CNRS, UMR 7209 AASPE, Paris), Jérôme Ros (chercheur associé à l’UMR 7209 AASPE), Vincent Lebreton (Muséum national d’Histoire naturelle, MR 7194), , Jean-Frédéric Terral (Université de Montpellier 2, UMR 5059 CBAE),

Archéozoologie :
Benoît Clavel (CNRS, UMR 7209 AASPE, Paris), Hervé Monchot (CNRS UMR8167, Labex ResMed)

Géomorphologie, géoarchéologie :
Stéphane Desruelles (Université Paris-Sorbonne)

Paléométallurgie :
Nolwenn Zaour (INRAP)

Etude et traitement du mobilier :
Kaoutar Beljani (conservatrice-adjointe, Ksar es-Seghir), Hasna Doukali, (Délégation du Ministère de la Culture à Agadir), Imane Enni (Master 2, INSAP), Ihssane Serrat (doctorante, INSAP), Sandrine Zanatta (dessinatrice indépendante)

Institutions partenaires

  • Casa de Velázquez, Madrid
  • Ministère des Affaires étrangères et du Développement international
  • Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine, Royaume du Maroc
  • Direction du Patrimoine Culturel, Royaume du Maroc
  • Université Chouaib Dokkali, El Jadida, Royaume du Maroc
  • Université Paris-Sorbonne (Paris IV)
  • Sorbonne-Universités
  • UMR 8167 Orient et Méditerranée, composante Islam médiéval, Paris
  • UMR 7209 Archéozoologie, archéobotanique : Sociétés, pratiques et environnements (Muséum national d’Histoire naturelle), Paris
  • UMR 5059 Centre de Bio-Archéologie et d’Ecologie, Montpellier Institut National de Recherches Archéologiques Préventives
  • Commune de Toughmart, Royaume du Maroc
  • Centre Jacques Berque, Rabat

Publications

Travaux publiés

  • Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2016), « Avant Tinmal : notes historiques et archéologiques à propos d’Îgîlîz-des-Hargha, berceau du mouvement almohade », dans 30 ans d’archéologie marocaine. Actes des Journées d’hommage à Madame Joudia Benslimane, (INSAP, Rabat, 8 et 9 décembre 2005), Rabat, pp. 250-288.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Ruas, Marie-Pierre, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah (2016), « Lieux d’aisances et de toilette en milieu rural dans le Maroc médiéval : l’exemple des latrines du site d’Igîlîz et leurs restes archéobotaniques », dans P. Cressier, S. Gilotte et M.-O. Rousset (éds.), Lieux d’hygiène et lieux d’aisances au Moyen Âge en terre d’Islam, numéro spécial de Médiévales, 70, pp. 189-214.
  • Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2015), « La montagne d’Ibn Tûmart eou la forteresse des Hargha dans l’Anti-Atlas : un exemple d’implantation montagnarde dans le Sud marocain », dans J. Ben Nasr et N. Boukhchim (éd.), Montagne et plaine dans le bassin méditerranéen. Actes du 4e colloque international (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Kairouan, 5-7 déc. 2011), Tunis, Office des publications universitaires, pp. 33-56. [en arabe]
  • Ruas, Marie-Pierre, Ros, Jérôme, Terral, Jean-Frédéric, Ivorra, Sarah, Andrianarinosy, Hélène, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2015), « History and Archaeology of the emblematic Argan tree in the medieval Anti-Atlas Mountains (Morocco) », Quaternary International, XXX (2015), pp. 1-23.
  • Weisrock, André, Van Staëvel, Jean-Pierre, Fili, Abdallah, Ettahiri, Ahmed S., Ouammou, Abderrahmane, Rousseau, Louis (2015), « Le cadre géomorphologique du site médiéval d’Igiliz, Anti-Atlas occidental, Maroc », dans Paysages lus du ciel et inscrits dans le temps. Hommage à André Humbert, Nancy, Université de Nancy, pp. 305-319.
  • Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2014), « Nouvelles recherches archéologiques sur les origines de l’Empire almohade au Maroc : les fouilles d’Igîlîz », Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2013, II (avril-juin), pp. 1053-1086.
  • Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2014), « Contribution à l’étude de l’habitat des élites en milieu rural dans le Maroc médiéval : quelques réflexions à partir de la Qasba d’Igîlîz, berceau du mouvement almohade », dans S. Gutiérrez et I. Grau (éd.), De la estructura doméstica al espacio social. Lecturas arqueológicas del uso social del espacio, Alicante, Universidad de Alicante, pp. 265-278.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre (2014), « La foi peut-elle soulever les montagnes ? Révolution almohade, morphologie sociale et formes de domination dans l’Anti-Atlas et le Haut-Atlas (début xiie s.) », REMMM, 135, pp. 49-76.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Fili, Abdallah (2014), « Centres de pouvoir dans le Sous (Maroc) au Moyen Âge : un premier inventaire d’après les textes et l’archéologie », dans C. Briand-Ponsart (éd.), Centres de pouvoir et organisation de l’espace. Actes du Xe colloque international sur l’histoire et l’archéologie de l’Afrique du Nord antique et médiévale. Hommage à Yves Modéran (Caen, 25-28 mai 2009), Caen, Presses Universitaires de Caen, 2014, pp. 117-140.
  • Fili, Abdallah, Ettahiri, Ahmed S., Van Staëvel, Jean-Pierre (2013), « Le Ribât d’Igîlîz-des-Hargha, exemple d’une architecture fortifiée dans le pays du Sous extrême (6e H/XIIe s.) », dans M. Aït Hamza et ‘A. Bentaleb (éd.), Le patrimoine architectural au Maroc, Rabat, Institut Royal de la Culture Amazighe, pp. 39-56. [en arabe]
  • Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2013), « Le programme Villages et forteresses du Sous et de la région d’Igherm (Anti-Atlas oriental) », dans M. Aït Hamza (éd.), Actes de la rencontre sur le patrimoine culturel et matériel de la région de Sous-Massa-Daara, Rabat, Institut Royal de la Culture Amazighe, pp. 45-56. [en arabe]
  • Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2012), « Nouvelles recherches archéologiques sur la période islamique au Maroc : Fès, Aghmat et Îgîlîz », in Philippe Sénac (éd.), Villa 4. Histoire et archéologie de l’Occident musulman (VIIe-XVe siècle) : Al-Andalus, Maghreb, Sicile, Toulouse, CNRS, Université Toulouse Le Mirail, pp. 157-181. _
  • Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2011), « La montagne d’Îgîlîz et le pays des Arghen (Maroc). Enquête archéologique sur une société de montagne, de la révolution almohade à la constitution des terroirs précoloniaux », Les Nouvelles de l’archéologie, numéro spécial sur La coopération archéologique française en Afrique. 2b. Maghreb. Antiquité et Moyen Âge, 124, pp. 49-53.
  • Ruas, Marie-Pierre, Tengberg, Margareta, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2011), « Archaeobotanical research at the medieval fortified site of Îgîlîz (Anti-Atlas, Morocco) with particular reference to the exploitation of the argan tree », Vegetation History Archaeobotany, 20, pp. 419–433.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre (2010), « La caverne, refuge de « l’ami de Dieu » : une forme particulière de l’érémitisme au temps des Almoravides et des Almohades (Maghreb extrême, XIe-XIIIe siècles) », Cuadernos de Madînat al-Zahrâ’, numéro spécial : Miscelanea de historia y cultura material de al-Andalus. Homenaje a Maryelle Bertrand, 7, pp. 311-325.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Fili, Abdallah (2008), « Chronique d’archéologie : Villages et sites-refuges du Sous et de la région d’Igherm (Anti-Atlas oriental, Maroc) : la mission d’août 2007 », Mélanges de la Casa de Velázquez, 38/2, pp. 293-308.
  • Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2006), « Wa-wasalnâ ‘alâ barakat Allâh ilâ Îgîlîz : hawla tahdîd mawqi‘ Îgîlîz hargha hisn li-mahdî Ibn Tûmart », Revue de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Rabat, 26, pp. 91-124. [en arabe]
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Fili, Abdallah (2006), « Wa-wasalnâ ‘alâ barakat Allâh ilâ Îgîlîz : à propos de la localisation d’Îgîlîz-des-Hargha, le hisn du Mahdî Ibn Tûmart », Al-Qantara, XVII, pp. 153-194.

Articles de vulgarisation scientifique

  • Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2014), « La montagne d’Igiliz ou les débuts de l’empire almohade », Dossiers de l’Archéologie, 365 (automne 2014), pp. 34-41.
  • Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah, Van Staëvel, Jean-Pierre (2014), « Igiliz Hargha, lieu de naissance du Mahdi Ibn Tumart, et la genèse de l’Empire almohade », dans Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne, catalogue de l’exposition oct. 2014-janv. 2015, Paris, Musée National du Louvre-Hazan, pp. 268-271.
  • Ruas, Marie-Pierre (2014), « L’extraction et l’utilisation de l’huile d’argan à l’époque médiévale : l’exemple d’Îgîlîz-des-Hargha », dans Le Maroc médiéval : un empire de l’Afrique à l’Espagne, catalogue de l’exposition oct. 2014-janv. 2015, Paris, Musée National du Louvre-Hazan, pp. 272-273.

Littérature grise

  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah (2016), La montagne d’Îgîlîz et le pays des Arghen. Enquête archéologique sur les débuts de l’Empire almohade au Maroc. Rapport inédit d’activités scientifiques pour l’année 2016, 192 p.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah (2015), La montagne d’Îgîlîz et le pays des Arghen. Enquête archéologique sur les débuts de l’Empire almohade au Maroc. Rapport inédit d’activités scientifiques pour l’année 2015, 81 p.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah (2015), La montagne d’Îgîlîz et le pays des Arghen. Enquête archéologique sur les débuts de l’Empire almohade au Maroc, Dossier soumis à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres au titre de la candidature au prix d’archéologie de la Fondation Simone et Cino Del Duca, 62 p.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah (2014), La montagne d’Îgîlîz et le pays des Arghen. Enquête archéologique sur les débuts de l’Empire almohade au Maroc. Rapport inédit d’activités scientifiques pour l’année 2014, 190 p.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah (2013), La montagne d’Îgîlîz et le pays des Arghen. Enquête archéologique sur les débuts de l’Empire almohade au Maroc. Rapport inédit d’activités scientifiques pour l’année 2013, 142 p.
  • Van Staëvel, Jean-Pierre, Ettahiri, Ahmed S., Fili, Abdallah (2012), La montagne d’Îgîlîz et le pays des Arghen. Enquête archéologique sur les débuts de l’empire almohade au Maroc. Présentation générale du programme scientifique et bilan des activités archéologiques, 2009-2012, 341 p.