Arnaud Perrot (éditeur)

Les Chrétiens et l’hellénisme : identités religieuses et culture grecque dans l’Antiquité tardive

Paris, Presses de la rue d’Ulm, 2012

Les modernes ont souvent opposé les chrétiens à l’hellénisme. Les auteurs antiques euxmêmes – qu’ils soient « Grecs » ou chrétiens – semblent avoir thématisé leur antagonisme.
Que vaut cette ligne de fracture ? Qu’est-ce qu’être Grec à la fin de l’Antiquité ?
Pour quelles raisons un chrétien hellénophone, passé par les écoles de l’Empire et nourri de paideia, ne saurait-il être un Grec, au même titre que les autres ? Qui donne, qui revendique et qui refuse ce titre – et pourquoi ? Les termes dans lesquels le sujet est posé ne sont ni
simples, ni neutres. La notion d’hellénisme, qui peut paraître moins confessionnelle que celle de « paganisme », est en réalité marquée par les conflits religieux des époques hellénistique et tardive. Ce sont, on le montrera, les besoins de l’autodéfinition et l’élaboration de la polémique contre l’Autre qui conditionnent les rapports entre les chrétiens et « l’hellénisme ».
Cet ouvrage porte une attention particulière au but poursuivi par les auteurs anciens dans chacune de leurs déclarations identitaires, entre langue commune et particularisme religieux.

Edité par Arnaud Perrot, doctorant à l’université Paris-Sorbonne (UMR 8167-Orient et Méditerranée).
Avec des contributions de Marie-Odile Boulnois (EPHE), Gilles Dorival (université Aix-Marseille), Monique Alexandre (université Paris-Sorbonne), Olivier Munnich (université Paris-Sorbonne), Sébastien Morlet (université Paris-Sorbonne), Philippe Hoffmann (EPHE), Ghislain Casas (EPHE), Michel-Yves Perrin (EPHE).