L’historiographie de Rome en langue grecque


Cet axe de recherche (M. Coltelloni-Trannoy, Edith Parmentier) s’intéresse à des sources qui analysent l’histoire romaine à travers le crible de modèles mixtes, hellénistiques et romains.

  • Dion Cassius
    L’historien grec du IIIe s., Cassius Dion, fait l’objet d’un projet d’ANR, Dioneia, dont Paris-Sorbonne est partenaire (dir. M. Coltelloni-Trannoy) : l’édition des livres de son Histoire romaine (aux Belles Lettres), commencée depuis 1991, se conjugue désormais avec l’élaboration d’une monographie faisant le point sur les acquis de la recherche récente et ouvrant des pistes exploratoires. Au cœur des travaux se trouvent notamment la question des sources de Dion, celle des modèles culturels dont il est l’héritier, ainsi que l’analyse des mutations institutionnelles de Rome, qui donne sa dynamique et son originalité à son enquête.
  • Nicolas de Damas et Flavius Josèphe
    Après la publication des fragments historiques de Nicolas de Damas, notamment de sa Vie d’Auguste, aux Belles Lettres en 2011 (E. Parmentier), l’apport de cette œuvre du Ier s. av. J.-C. à l’historiographie de l’empire romain est étudiée en relation avec les travaux sur Flavius Josèphe, dont Nicolas fut la principale source pour le règne d’Hérode. Parallèlement au séminaire sur Les Antiquités juives, qui poursuit l’édition en cours depuis 1992 (Cerf), les recherches portent sur le règne d’Hérode, dans une approche se démarquant de l’histoire psychologique et de la discussion sur la judéité du personnage : la problématique est celle de la pluralité des références institutionnelles et juridiques de ce règne, avec en arrière-plan l’analyse des horizons culturels et des ancrages sociologiques des élites hellénophones de Judée. Une monographie développera ces thématiques à la confluence des mondes juif, grec et romain.