Job, ses précurseurs et ses épigones ou comment faire du nouveau avec de l’ancien

Orient & Méditerranée 1
2007

par Maria GOREA


orient & mediterranee
16x24, 169 p.
ISSN 2101-3195
ISBN 978-2-7018-0219-0

Partant de l’affirmation que l’auteur du livre hébraïque de Job a eu une connaissance peut-être directe d’une certaine littérature mésopotamienne centrée sur le motif du juste souffrant, le livre met en lumière le rapport qui relie le poème hébraïque à ses précurseurs mésopotamiens. Mais si ce dernier partage avec ses devanciers le thème et une expression poignante, il les surpasse par sa réflexion philosophique. Plus tard, à la fin du Ier siècle de notre ère, l’histoire de Job sera reformulée par une tradition apocryphe ambitieuse. Celle-ci interprétera en clé stoïcienne la figure du souffrant, en créant un anti-Job, soumis inconditionnellement à une justice divine jadis contestée.

Sommaire

  • I. Le Job hébreu : texte ou énonciation ?
  • II. Job et les (justes) souffrants de la littérature suméro-akkadienne
    • Les textes mésopotamiens des (justes) souffrants
  • III. Le Testament de Job ou la revendication d’un ascendant sur le texte biblique
  • IV. Traditions
  • Post scriptum