D’Aden à Zafar, villes d’Arabie du sud préislamique

Orient & Méditerranée | Archéologie 6
2011

par Jérémie SCHIETTECATTE



21x29, 372 p., 145 ill.
ISSN 2101-3195
ISBN 978-2-7018-0277-0

L’Arabie préislamique ne fut pas seulement le vaste désert parcouru de nomades que l’on imagine souvent. Des civilisations florissantes s’y développèrent au cours de l’Antiquité. De puissants royaumes émergèrent, tirant profit de vastes aires agricoles irriguées et du commerce de la myrrhe et de l’encens. On vit éclore des villes sur les rives du golfe Arabo-Persique, le long de la chaîne du Hijâz, mais aussi et surtout dans le sud, à l’image de Marib, capitale du royaume de Saba’. Ce sont ces villes de l’Arabie méridionale préislamique qui sont traitées dans cet ouvrage. L’essor de l’archéologie en Arabie du Sud ces dernières décennies et les milliers d’inscriptions en langues sudarabiques qui y ont été découvertes offrent désormais un matériau abondant pour l’étude du phénomène urbain.
Outre la définition de la ville sudarabique, la vocation de l’ouvrage est d’offrir au lecteur une présentation synthétique de chacun des principaux sites urbains d’Arabie du Sud. Trente-neuf monographies, représentatives de trajectoires urbaines variées, décrivent les vestiges, les fonctions, le territoire, la structure sociale et finalement l’histoire de chacune de ces villes. Elles illustrent les processus qui ont mené à l’urbanisation de la région, les raisons de la croissance du réseau urbain et les causes de la disparition de nombre de ces cités. Ces monographies, groupées par aires géographiques, permettent également de faire un état des lieux du peuplement de chaque région et de cerner l’évolution du réseau urbain en révélant les dynamiques qui caractérisent l’Arabie méridionale.
L’ouvrage pourra aussi bien être parcouru linéairement pour qui souhaite aborder l’Arabie du Sud préislamique que servir de précis pour qui désire s’éclairer sur une localité ou une région particulière.