Vient de paraître

Le judaïsme de l’Arabie antique

- Christian Julien ROBIN (dir.)
Turnhout, 2015


Le judaïsme de l’Arabie antique : Actes du colloque de Jérusalem (février 2006)
Sous la direction de Christian Julien ROBIN
Turnhout, Brepols, 2015 - 567 p.
(Judaïsme ancien et origines du christianisme, 3)

ISBN : 978-2-503-55115-9
105 € HT
Voir sur le site de l’éditeur

"Le judaïsme était solidement enraciné en Arabie quand Muḥammad fils de ʿAbd Allāh, le prophète de l’islam, s’est engagé dans une nouvelle voie. On le sait par les auteurs de langues grecque et syriaque de l’Antiquité tardive et par la Tradition arabo-musulmane. Par ailleurs, depuis l’islamisation de l’Arabie, il y a toujours eu des juifs, principalement au Yémen.
Cependant, on a d’ordinaire considéré ces sources manuscrites, recopiées avec des erreurs, corrigées, remaniées, amplifiées et parfois falsifiées, avec une grande suspicion. On a notamment douté que le Yémen antique (le royaume de Ḥimyar) ait été juif et que ses rois aient dominé une grande partie de l’Arabie.
Depuis une cinquantaine d’années, les recherches archéologiques apportent des confirmations et des correctifs. La découverte de dizaines d’inscriptions et de graffites au Yémen et dans le Ḥijāz en Arabie séoudite a mis en évidence que le judaïsme s’était enraciné en Arabie dès les premiers siècles de l’ère chrétienne et qu’il était dominant au Yémen à partir du IVe s., et probablement plus tôt dans certaines oasis du Ḥijāz. Le christianisme, qui a eu de nombreux adeptes dans les îles du golfe Arabo-persique et sur les côtes, ne s’est propagé au Yémen que tardivement dans quelques régions périphériques.
_ Le judaïsme de l’Arabie antique dresse le premier inventaire exhaustif de toutes les données disponibles. Il tente également de dépasser cette première étape en mettant en évidence une série de petits faits qui permettent de s’interroger sur la nature du judaïsme qui s’est répandu en Arabie à partir du IIe s.

Exporter la référence
format RIS pour Zotero

Table des matières

  • Christian Julien ROBIN, « Introduction »

I. Épigraphie et archéologie

  • Christian Julien ROBIN (Centre national de la recherche scientifique, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres), « Quel judaïsme en Arabie ? » (15-295)
  • Maria GOREA (Université Paris VIII), « Les classes sacerdotales (mišmarôt) de l’inscription juive de Bayt Ḥāḍir (Yémen) » (297-329)
  • Alessia PRIOLETTA (Université de Pise), « Le pilier de Tanʿim. La plus ancienne inscription juive du Yémen ? Une approche paléographique » (331-358)
  • Shaul SHAKED (Hebrew University, Jerusalem, Israel), « The ʿEn ʿAvdat inscription revisited » (359-372)
  • Yosef TOBI (University of Haifa, Israel), « The Jewish Community in Ḥāṣī, South Yemen, in the Light of Its Makrab Ṣūrīʾel and Cemetery » (373-385)
  • Paul A. YULE (University of Heidelberg) and Katharina GALOR (Brown University), « Ẓafār, Watershed of Late Pre-Islamic Culture » (387-421)
  • Ronny REICH (University of Haifa), « The Himyarite Tomb in the Jewish Necropolis of Beth Sheʿarim. An Introductory Note » (423-434)

II. Traditions manuscrites

  • Zeev RUBIN (University of Tel Aviv), « From the Rabbanat at the court of Sharaḥbiʾīl Yakkuf to the Tiberian Priests at the court of Yūsuf Asʾar Yathʾar) » (437-452)
  • José COSTA (Université de Paris III — Sorbonne nouvelle), « Les juifs d’Arabie dans la littérature talmudique » (453-484)
  • Gerald HAWTING (School of Oriental and African Studies, London), « Jews or Pagans ? The Identity of Those who Reject the Messenger in the Qurʾān » (485-494)
  • Michael LECKER (The Hebrew University, Jérusalem, Israel) « Wāqidī (d. 822) vs. Zuhrī (d. 742) : the Fate of the Jewish Banū Abī l-Ḥuqayq » (495-509)
  • Robert HOYLAND (Institute for Study of the Ancient World, York University), « The Jewish Poets of Muḥammad’s Ḥijāz » (511-522)
  • Sergio NOJA (Fondation Ferni Noja Noseda, Lesa [Novara]) « The puzzling name of the “valley of Ṭuwā” in the Qurʾān (XX,12-LXXIX,16) is it a calque of the biblical hebrew Ḥorev ? » (523-538)