Formation à la Recherche

- Les doctorats

L’UMR 8167 accueille une grande part des doctorants des mondes antiques et médiévaux méditerranéens à Paris. Lors des quatre dernières années (2006-2009), 199 thèses ont été soutenues et 261 sont en cours. Les doctorants de l’UMR sont accueillis par des Écoles doctorales de Paris-Sorbonne (ED I et ED VI), de Panthéon-Sorbonne (École doctorale d’histoire), et de l’EPHE. Ils bénéficient d’un accès privilégié aux structures des équipes de l’UMR lorsque leur directeur de thèse en est membre. Ceux dont les recherches ont une orientation archéologique peuvent bénéficier du soutien que représentent les nombreuses missions de fouille intégrées dans l’UMR, aux travaux desquelles ils sont régulièrement conviés à participer. Signalons le nombre significatif de doctorants étrangers issus de l’ensemble du pourtour méditerranéen.

Pour toute inscription en doctorat, s’adresser aux Universités concernées (secrétariat).

- Les post-docs

L’UMR 8167, malgré la faible tradition d’accueil de post-doctorants en France en sciences sociales, est bien pourvue : elle attire des post-doctorants, français et étrangers, qui bénéficient du statut de membres associés. L’UMR place ses jeunes doctorants dans les organismes de recherches situés à l’étranger (EFE, UMIF...) et grâce aux programmes spécifiques, elle recrute sous contrats des post-doctorants qui sont ainsi associés aux programmes de recherche.

L’UMR 8167 est impliquée dans la formation à la recherche dès le niveau du master ; elle se révèle particulièrement attractive pour les doctorants et les chercheurs post-doctoraux ; ses docteurs constituent un vivier de choix dans les recrutements des Universités et du CNRS.

- Les masters

Le master « Histoire des mondes antiques » de l’université Paris Sorbonne offre aux étudiants une vision large des cultures de la Méditerranée antique dans tous leurs domaines d’activité, dans leurs systèmes d’organisation et de fonctionnement comme dans leurs modes de pensée et souligne les continuités mais aussi les changements dans l’histoire de ces mondes dont nos sociétés contemporaines sont à maints égards les héritières. La préoccupation dominante du master concerne la documentation, à savoir les sources et les problèmes liés à leur exploitation : documents littéraires, archéologiques, épigraphiques, numismatiques et papyrologiques. Ce souci implique une volonté de former les étudiants et les jeunes chercheurs à la collecte, au maniement et donc à l’exploitation de ces documentations, à la fois pour elles-mêmes et prises dans des ensembles complexes.
Le master offre plusieurs spécialités sous la responsabilité de membres statutaires de l’UMR 8167 : l’égyptologie (D. Valbelle), l’histoire grecque (M.-C. Marcellesi), l’histoire romaine (Y. Le Bohec), l’histoire du christianisme antique (J.-M. Salamito, directeur du master). Le master accueillait une quarantaine d’étudiants en 2010.
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Le master « Le monde méditerranéen médiéval. Byzance – Islam – Occident latin », créé en 2009, est commun aux universités Panthéon-Sorbonne, Paris-Sorbonne, ainsi qu’à l’École normale supérieure Ulm . Unique en France, il s’adresse aux étudiants désireux d’acquérir de larges connaissances et de s’initier à la recherche dans les domaines de l’histoire, l’histoire de l’art, l’archéologie de l’un des trois mondes méditerranéens au Moyen Âge (Byzance, Islam, Occident latin), selon une vision décloisonnée de l’espace méditerranéen.
Cette formation permet d’acquérir de larges connaissances sur l’espace méditerranéen, des méthodes de travail, des outils linguistiques et informatiques, ainsi que des expériences de travail en contexte international (Europe méditerranéenne, Europe de l’Est, monde arabe). Sauf pour l’Occident latin, les enseignants-chercheurs ayant la charge de ce master sont membres de l’UMR 8167, à savoir 4 professeurs et 5 maîtres de conférences. Le master accueillait 45 étudiants en 2010.
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Les deux masters « Textes, terrains, vestiges » et « Antiquité classique, archéologie et civilisation » de l’université Paris-Sorbonne, s’adressent plus particulièrement aux étudiants désireux de s’initier aux problématiques et aux méthodes de l’archéologie, tout en approfondissant leurs connaissances générales dans le domaine de civilisation auquel se rattachent leurs travaux. Une attention particulière est portée en effet aux données de l’histoire et des textes, considérés comme essentiels pour interpréter les données de l’archéologie.
L’un des deux masters proposés est plus spécifiquement tourné vers le monde classique, grec et romain, jusqu’à la fin de l’Antiquité ; mais c’est l’ensemble des cultures du monde méditerranéen, du Proche-Orient ancien jusqu’à l’Islam, qui est accessible aux étudiants. Ils trouvent au sein de l’UMR les enseignants susceptibles de leur assurer cette large formation pour laquelle l’accent est mis soit sur le territoire métropolitain, de manière à leur donner ensuite accès aux débouchés proposés notamment par l’INRAP, soit sur les territoires du bassin méditerranéen, dans un contexte international, en fonction de l’orientation des recherches spécifiques des enseignants responsables de ces formations.
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Le master « Archéologie » de l’UFR Histoire de l’art et Archéologie de l’université Panthéon-Sorbonne offre trois spécialités : en archéologie préhistorique et protohistorique, en archéologie des périodes historiques, en archéologie et environnement. Il délivre une formation bi-disciplinaire qui s’adresse à des scientifiques comme à des archéologues initiés progressivement aux questionnements et aux disciplines de l’environnement dans son dialogue avec l’archéologie.
Parallèlement à cette filière recherche, est proposé un master professionnel Archéologie ouvert aux étudiants du M1 qui souhaitent non seulement poursuivre leur formation dans le domaine de la recherche mais aussi acquérir des connaissances spécifiques à la pratique de l’archéologie préventive – droit, contraintes de sécurité, conduite d’un grand chantier, financement – et renforcer leur formation de terrain par plusieurs mois de stage.
Pour ce faire, les principales méthodes de l’archéologie, de la fouille à la publication, sont abordées ainsi que les approches pluridisciplinaires (paléoenvironnement, ethnologie). À l’issue de cet enseignement, l’étudiant doit pouvoir gérer seul une recherche théorique, une intervention sur le terrain (prospection, fouille, diagnostic) et une publication (article).
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Ces formations préparent à des métiers diversifiés : ceux de l’enseignement, ceux de l’archéologie, ceux de la culture et du patrimoine, ceux de l’édition et de la communication. Les étudiants titulaires d’un de ces masters peuvent aussi se présenter aux concours de la fonction publique. Ces masters sont une étape recommandée pour les étudiants souhaitant préparer un doctorat au sein de l’UMR.