Congrès de clôture du GIS « Humanités, Sources et langues de la Méditerranée »

Date limite d’envoi : avant le 30 mars 2018
à l’adresse suivante : congres.gishuma@mom.fr


Le colloque aura lieu les 17, 18 et 19 décembre 2018 à Lyon.

Les Humanités réunissent au sein d’une même famille et d’une même tradition herméneutique la philologie, l’histoire, la philosophie, l’archéologie, l’épigraphie, la linguistique, la musicologie … Toutes ces sciences visent à rendre accessibles les témoignages du passé, dans leur acception la plus large : documents écrits ou figurés, monuments et restes matériels, fictions et récits. Elles constituent un ensemble de références communes aux sociétés de la Méditerranée et de l’Europe qui, transmises depuis l’Antiquité, réinterprétées et renouvelées depuis le Moyen-Âge, les Temps Modernes jusqu’à nos jours, sont à l’origine de nos cultures et de nos langues.

Le GIS « Humanités, Sources et Langues de l’Europe et de la Méditerranée » réunit des équipes de recherche qui, par-delà les cloisons disciplinaires et les domaines chrono-culturels, par-delà les discours scientifiques et les vocabulaires propres à chaque heuristique, cherchent à comprendre comment se sont construits et transmis les savoirs et les représentations des cultures de l’Europe et de la Méditerranée. Le Congrès du GIS, qui se tiendra à Lyon les 17, 18 et 19 décembre 2018, sera l’occasion non seulement de faire connaître la richesse des travaux de ces équipes, leurs convergences et leurs synergies, mais aussi – et surtout – de mettre en lumière les enjeux actuels de la recherche auxquels elles sont confrontées, les méthodes nouvelles qu’elles mettent en œuvre, ainsi que la pertinence du dialogue pluridisciplinaire qu’elles portent. Les communications, dont on attend qu’elles insistent sur ces enjeux et méthodes, s’inscriront dans l’une des cinq thématiques suivantes (la liste des exemples donnés pour chaque thématique n’est pas exhaustive) :

1. Les Humanités à l’heure de la pluridisciplinarité
Il s’agira de montrer l’apport des approches pluridisciplinaires, dans des travaux qui s’appuient sur différentes sciences propres aux Humanités (philologie et archéologie, littérature et histoire…) ou qui conjuguent la science des Humanités à d’autres sciences humaines (Humanités et anthropologie culturelle, Humanités et gender studies…).
Une session pourra être consacrée à la mise en oeuvre de la pluridisciplinarité autour du thème « un lieu, une date, des sources ». Il s’agira de choisir une date et un lieu emblématiques (par exemple, Athènes en 415 av. J.-C., Rome en 31 av. J.-C., Rome en 476 ap. J.-C., Tolède en 1085, Constantinople en 1453…) et de proposer 3 ou 4 communications qui montrent comment peuvent se compléter et se répondre, autour d’un même objet, différentes approches (sources littéraires, épigraphiques, archéologiques ; éclairage historique, culturel, religieux…). Pour cette thématique, les propositions de communications devront donc émaner d’un groupe de 3 ou 4 intervenants déjà constitué.

2. Des sources aux corpus
On pourra présenter les techniques propres à chaque type de source, étudier la manière dont une source doit être située dans son contexte (fragments et contexte de citation, image et monument…) ou mise en perspective avec d’autres sources (pour en montrer la spécificité ou au contraire pour établir des analogies).
On s’intéressera à la manière dont on passe des sources aux corpus, selon quels modes de sélection, d’organisation, de mise en système, de hiérarchisation etc. L’apport des Humanités numériques dans la construction de nouveaux corpus et la façon dont le tournant numérique a (ou n’a pas) modifié l’architecture, l’exploitation ou l’interprétation des sources auront toute leur place dans cette thématique.

3. Le rôle des langues et de leurs interactions dans la construction des cultures
L’étude des langues étant centrale dans les missions du GIS — les langues du passé, les langues classiques mais aussi, plus généralement, celles de la Méditerranée, on s’interrogera sur tous les phénomènes d’interactions entre les langues (plurilinguisme, interférences linguistiques, traduction, transposition,…) et on tentera de montrer que ces interactions jouent un rôle central dans la construction des cultures et des sociétés. On pourra par exemple étudier la manière dont une langue transforme un savoir (en le traduisant, en l’adaptant, en le réécrivant…) ou induit une exégèse (en le commentant, en le glosant, en l’interprétant…), ou encore s’intéresser aux rapports de force entre les langues dans les sociétés, avec des langues dominées et des langues dominantes.

4. De l’autorité à l’expertise
Il s’agira de s’interroger sur les figures qui ont élaboré et/ou diffusé les savoirs en Méditerranée et en Europe depuis l’Antiquité, de se demander comment ont évolué leur statut, leur rapport au public et au pouvoir, leur relation avec la sphère religieuse, la temporalité de leur action (temps long ou réponse immédiate à l’actualité). On pourra aussi s’intéresser à la source de leur autorité (expérience, rapport à la tradition ou à la norme, recherche scientifique), aux contextes et aux media de la transmission des savoirs en tant qu’ils déterminent ou révèlent leur position dans la société. On n’hésitera pas à mettre ainsi en perspective le travail des chercheurs et des intellectuels d’aujourd’hui.

5. L’Antiquité et la construction de l’Europe.
On pourra se demander si l’Antiquité a construit l’Europe, en particulier l’Europe politique et culturelle, en lui fournissant des modèles et des contre-modèles, des mythes, des représentations, des figures d’autorité, des modes de pensée, etc. Inversement, on s’interrogera sur l’Antiquité telle que l’Europe l’a construite, avec l’idée que la modernité a formé les Humanités autant qu’elle a été formée par elles, et ce dès le XVe siècle. On pourra également se demander quels rôles peuvent jouer les Humanités dans l’Europe actuelle, en particulier face aux différentes crises qu’elle connaît (politiques, sociales, spirituelles …) et interroger la persistance de représentations mythiques, telle que, par exemple et en référence à la ville où se tiendra le Congrès, Lyon capitale des Gaules…

Le GIS prendra en charge le déplacement et l’hébergement des intervenants, ainsi que la restauration.

Si vous souhaitez proposer une communication, merci d’adresser un titre et un résumé avant le 30 mars, en précisant votre nom et votre équipe de rattachement, à l’adresse suivante : congres.gishuma@mom.fr

Le Comité scientifique : Béatrice Bakhouche, Richard Bouchon, Pascale Brillet-Dubois, Hélène Casanova-Robin, Christophe Cusset, Bénédicte Delignon, Frédéric Gabriel, Jean- Louis Gaulin, Gilles van Heems, Marie-Céline Isaïa, Romain Loriol, Marie Ledentu, Smaranda Marculescu, Alfredo Perifano

Télécharger l’appel à communications