Monographies 1 à 12

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12. – Georges Kiourtzian, Recueil des inscriptions grecques chrétiennes des Cyclades . De la fin du IIIe au VIIe s. ap. J.-C., 2000. 73 €

Ce recueil couvre en tout dix îles de l’Archipel : Amorgos, Andros, Délos, Kéa, Mèlos, Naxos, Paros, Syros, Tènos et Thèra. Il réunit 145 textes, dont un certain nombre d’inédits. S’y ajoutent, en appendice, 60 épitaphes de Thèra où la mention des « anges » a naguère été prise, à tort, pour un indice de christianisme.
Pour chaque île, le matériel épigraphique est précédé d’une notice historique sur la période envisagée, et de renseignements sur les vestiges paléochrétiens où s’insèrent les inscriptions. Le commentaire des inscriptions porte en particulier sur la géographie, la toponymie, les noms de personnes, les titres, les fonctions, comme sur les formulaires votifs ou funéraires. Il touche, plus généralement, à l’histoire des mentalités, dans un monde insulaire où l’essor du christianisme se conjugue à la persistance de réalités païennes ainsi qu’à l’influence du monde sémitique.

11. – Joëlle Beaucamp et Gilbert Dagron (éd.), La transmission du patrimoine : Byzance et l’aire méditerranéenne, Actes d’une table ronde tenue au Collège de France (24-25 nov. 1995), 1998. 30 €

Ce recueil réunit douze contributions présentées au colloque qui s’est tenu, en novembre 1995, à la fondation Hugot du Collège de France sur le thème "Byzance et l’aire méditerranéenne : la transmission du patrimoine". La perspective est interdisciplinaire : histoire sociale, histoire du droit, histoire des idées s’y répondent. Une moitié des articles prend pour objet les pratiques successorales byzantines : la dévolution divergente des biens et, notamment, le problème si débattu des rapports entre dots et héritage y sont réeaxaminés, aux différentes époques de Byzance et dans différents milieux (aristocratie, paysannerie). Une étude sur les fondations chrétiennes du monde byzantin et une autre sur les waqfs en terre d’islam mettent en relief des convergences : en modifiant le statut des biens patrimoniaux, le but charitable permet d’échapper aux contraintes du droit successoral ordinaire. S’agissant du droit musulman, l’élaboration de ce régime contraignant (avec la "science des parts obligatoires") est reconsidérée, et replacée dans le contexte politique et social de la période post-prophétique. Pour l’Occident, outre le regain du testament stricto sensu à partir du XIIe siècle, la diversité des pratiques sociales et leur évolution sont au coeur de trois articles : en Italie méridionale, la complexité de la dévolution ne se résume pas à une distinction entre zones de droit romain, byzantin ou lombard ; en Sicile, des modes de mariage aux implications patrimoniales dissemblables coexistent dans une même cité ; la diversité des stratégies se retrouve dans la noblesse catalane, où l’importance croissante des liens vassaliques influe par ailleurs sur la transmission des biens.

10. – Nina G. Garsoïan, Jean-Pierre Mahé, Des Parthes au Califat. Quatre leçons sur la formation de l’identité arménienne, 1997. 21 €

Tout au long de son histoire l’Arménie n’a cessé de regarder vers l’Occident. Alliée de Rome dès le temps de Pompée, chrétienne à l’ère constantinienne, elle n’a jamais fait mystère de son aversion pour les Perses sassanides ni, plus tard, de sa défiance à l’égard de l’Islam. Pourtant, les réalités linguisiques, géopolitiques et culturelles attestent l’importance primordiale des composantes orientales que son idéologie nationale s’est toujours attachée à minorer. Ces quatre leçons sur la Formation de l’identité arménienne, présentées au Collège de France en 1993, s’efforcent de recentrer, durant le premier millénaire chrétien, les principales étapes d’un processus d’hybridation, qui confère aux Arméniens une image ambiguë à l’extérieur et une conscience paradoxale d’eux-mêmes ; chrétiens comme à Byzance, mais épris d’idéal aristocratique iranien ; nourris de patristique grecque, mais plus perméables au courant des églises de langue syriaque ; résistant à l’Islam, mais concordataires avec le Califat ; langue et nation plutôt qu’État ; confession attachée aux origines chrétiennes, et cependant jalouse de ses singularités historiques. Garante des traditions fondatrices de l’identité nationale, l’Église accompagne les Arméniens dans tous les pays où les poussent les vicissitudes de l’histoire, comme un centre qui les rassemble et les garde fidèles à eux-mêmes.

9. – Paul Magdalino, Constantinople médiévale. Études sur l’évolution des structures urbaines, 1996, 120 p., 2 cartes. 18 €

Si Constantinople, dernière grande création de l’urbanisme antique, survécut et se régénéra, malgré la rupture démographique et l’appauvrissement culturel des "siècles obscurs" (VIIe-VIIIe s.), c’est parce que ses structures essentielles furent peu touchées. L’aspect paléochrétien de la ville ne s’estompe guère avant le Xe siècle. Commence alors une lente expansion, continue jusqu’en 1204, qui voit l’essor de nouvelles fondations monastiques, la reprise du commerce dans les quartiers bordant la Corne d’Or et le développement des zones excentrées. Il faut attendre le choc de la quatrième croisade pour que le cœur de la ville ancienne disparaisse au profit de nouveaux centres d’activité sociale et politique.

8. – Catherine Saliou, Le traité d’urbanisme de Julien d’Ascalon (VIe siècle), 1996, 160 p., 12 fig. 40 €

Consacré au droit du voisinage et de la construction privée, en particulier en ville, ce document de choix sur la vie urbaine en Palestine à la fin de l’Antiquité, dans ses aspects à la fois matériels et juridiques, n’était jusqu’à présent accessible qu’à travers un manuel de droit de la fin de l’époque byzantine : l’Hexabiblos d’Arménopoulos. Après une introduction consacrée aux problèmes soulevés par la tradition manuscrite, le lecteur, archéologue, historien ou juriste, trouvera dans ce volume une édition du texte grec, une traduction en français puis un comentaire visant à signaler les difficultés d’interprétation et à mettre en évidence la richesse documentaire de cette source méconnue.

7. - Angeliki E. Laiou, Mariage, amour et parenté à Byzance aux XIe-XIIIe siècles, 1992, 210 p. 38 €

Cet ouvrage réunit cinq enquêtes centrées sur le mariage et l’alliance à Byzance aux XIe-XIIIe siècles. Pour l’ensemble de la société, le mariage, affaire familiale, est une association entre époux, où l’affection est mise en avant, mais où l’amour et la passion n’ont rien à voir. L’Église, elle, accorde alors plus d’intérêt au contrôle de l’institution matrimoniale qu’à la maîtrise de la sexualité en général. Face à ce contrôle croissant, différentes réactions s’observent dans l’aristocratie, dont la politique d’alliance est contrariée ; des divorces accompagnés de la tonsure forcée de la femme lui servent à rompre les alliances devenues inutiles. Le niveau des cousins germains, objet des interdictions récentes de mariage pour affinité, marque la limite de la gestion familiale des biens.

6. – Joëlle Beaucamp, Le statut de la femme à Byzance (4e-7e siècle). II. Les pratiques sociales, 1992, XXXII-494 p. 64 €

Le second volume est consacré aux pratiques sociales. Les papyrus grecs d’époque byzantine révèlent certains aspects de la condition féminine : l’exclusion de la sphère publique ; l’éthique sociale, les bienséances et la morale sexuelle ; les pouvoirs familiaux, notamment celui du mari sur l’épouse et celui de la veuve sur les enfants. L’ensemble des sources protobyzantines permet de voir si ces constatations peuvent être étendues de la société d’Égypte au reste de l’Empire. Puis sont envisagées les relations entre les pratiques sociales, le droit impérial et les normes de l’Église.

5. – Joëlle Beaucamp, Le statut de la femme à Byzance (4e-7e siècle). I. Le droit impérial, 1990, L-374 p. 59 €

L’évolution de la condition féminine lors du passage de l’Antiquité au Moyen Âge a, le plus souvent, été attribuée à l’influence du christianisme. L’ouvrage réexamine le statut de la femme byzantine des IVe-VIIe siècles, en séparant l’analyse des normes juridiques et celle des pratiques sociales. Le premier volume traite de la législation impériale de Constantin à Justin II et des écrits juridiques jusqu’au VIIe siècle ; il note les constantes par rapport au Haut-Empire, mais aussi une évolution qui donne, notamment aux mères et aux veuves, un pouvoir plus grand.

4. – Gilbert Dagron, Denis Feissel, Inscriptions de Cilicie, avec la collaboration de Antoine Hermary, Jean Richard et Jean-Pierre Sodini, 1987, 297 p., 66 pl. 81 €

Ces cent vingt-cinq inscriptions grecques et latines, en grande majorité inédites, proviennent des principaux sites de la province, de Séleucie du Kalykadnos à la plaine d’Issos. L’essentiel de ces textes appartient aux six premiers siècles de notre ère, quelques-uns à l’époque hellénistique ou au Moyen Âge byzantin. Deux appendices sont en outre consacrés à la sculpture paléochrétienne, locale ou importée (J.-P. Sodini) et à plusieurs documents de l’Orient latin (J. Richard).

3. – P. Bellier, René-Claude Bondoux, Jean-Claude Cheynet, Bernard Geyer, Jean-Pierre Grélois, Vassiliki Kravari, Paysages de Macédoine. Leurs caractères, leur évolution à travers les documents et les récits des voyageurs. Présentation par Jacques Lefort, 1985, 316 p., 5 fig., 2 cartes en dépliant, dont une en trois couleurs. 46 €

La première partie tente de retracer ce que fut l’histoire des paysages en Macédoine orientale au Moyen Âge, d’après l’étude des paysages actuels et de leur dynamique, le témoignage des voyageurs à l’époque moderne et, principalement, les archives de l’Athos au Moyen Âge. La carte hors-texte en couleurs, à l’échelle de 1/200 000, permet de comparer le paysage vu par les voyageurs au paysage actuel. La seconde partie est un inventaire détaillé des lieux habités mentionnés par ces voyageurs.

2. – Cyril Mango, Le développement urbain de Constantinople (IVe-VIIe siècles), 2e édition, 1990, 76 p., 6 fig., 2 cartes. 15 €

Comment Byzance est-elle devenue Constantinople ? Comment la grande capitale de Justinien traverse-t-elle ensuite la crise démographique des VIIe-VIIIe siècles pour aborder le Moyen Âge ? Pour répondre à ces deux questions, Cyril Mango, Professeur à l’Université d’Oxford, interroge à la fois le site et les textes. En quatre conférences prononcées au Collège de France, il donne les résultats d’une longue enquête et renverse quelques idées reçues.

1. – Jacques Lefort, Villages de Macédoine. 1. – La Chalcidique occidentale, 1982, 218 p. (19 x 25), 13 cartes trois couleurs en dépliant. 35 €

Inventaire des lieux habités et cultivés au Moyen Âge dans cette région de Macédoine orientale, d’après l’ensemble des sources écrites entre le VIIe et le XVe siècle, la documentation archéologique disponible et des enquêtes sur le terrain. Pour chaque site sont donnés les diverses formes du toponyme, la bibliographie, les informations sur son histoire, la localisation proposée, et des éléments de description.

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