Cours d’épigraphie sémitique donné à l’AIBL

- 3 mars 2021 au cabinet du Corpus inscriptionum semiticarum (CIS)


Pour leur dernier cours d’épigraphie sémitique de l’année dispensé par Maria Gorea, auxiliaire de l’Académie au sein du cabinet du Corpus inscriptionum semiticarum (CIS), deux groupes d’élèves de l’École du Louvre ont été accueillis par cette dernière dans les locaux de l’Académie pour y examiner des estampages d’inscriptions lapidaires phéniciennes, puniques et araméennes qu’ils avaient étudiées durant l’année.

Cet enseignement, qui a pour but d’initier à la pratique de l’épigraphie nord-ouest sémitique, vise non seulement l’étude philologique des textes, mais aussi la familiarisation avec les différents types d’écriture et les divers supports, par l’examen direct des textes sur les objets originaux ou sur des copies de ceux-ci, estampages, fac-similés, photographies ou moulages.

A cette occasion, les élèves ont pu découvrir et manier plusieurs estampages : de la double inscription phénicienne du sarcophage d’Eshmun‘azor, le roi de Sidon, de la stèle trilingue, rédigée en araméen, en grec et en lycien, du Lêtôon de Xanthos en Lycie (Asie Mineure) dont Henri Metzger (1912-2007), qui la mit au jour en 1973, donna à l’Académie la primeur de la découverte, de la stèle araméenne de Daskyleion, chef-lieu de l’ancienne satrapie hellespontique de Phrygie, ou bien encore de quelques-unes des stèles puniques du tophet de Carthage, portant des dédicaces à Tanit et à Ba‘al Ḥammon.