Soutenance de thèse Audrey Caire

le mercredi 19 janvier 2022
Centre Panthéon, salle 216
12 place du Panthéon Paris 5eme


Madame Audrey Caire soutiendra publiquement sa thèse de doctorat en histoire intitulée :

L’Émergence d’une nouvelle culture alimentaire dans le discours des élites (Iraq, Ie-IVe/VIIe-Xe siècle)

Le mercredi 19 janvier 2022 à 14h00 au Centre Panthéon, 12 place du Panthéon 75005 Paris (salle 216)

Devant un jury composé de :

  • Abdallah Cheikh-Moussa, Professeur émérite de littérature arabe, Sorbonne Université
  • Anne-Marie Eddé, Professeur émérite en histoire médiévale, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (directrice de thèse)
  • Bruno Laurioux, Professeur en histoire médiévale, Université de Tours
  • Manuela Marin, Directrice de recherche émérite, C.S.I.C.
  • Mathieu Tillier, Professeur en histoire de l’Islam médiéval, Sorbonne Université

En raison de la situation sanitaire, la soutenance ne pourra malheureusement pas être suivie d’un pot et les entrées au centre Panthéon doivent être enregistrées en amont. Merci à ceux qui souhaitent y assister de se signaler avant le 11 janvier à l’adresse suivante : audrey.caire[at]gmail.com

Résumé

Le développement du monde islamique est accompagné de l’émergence d’une nouvelle culture alimentaire. L’objectif de cette thèse est d’étudier les différents discours produits par les élites lettrées islamiques, afin de faire apparaître les nouveaux débats et codes qu’elles ont mis en place pour traiter ce sujet. Cette enquête permet de comprendre les dynamiques savantes, sociales et culturelles à l’œuvre dans la construction du nouveau monde islamique. L’Iraq des quatre premiers siècles a été choisi comme terrain d’étude car il a l’avantage de fournir les premiers textes parlant d’alimentation en arabe, mais aussi un échantillon représentatif des différents types de discours alimentaires que l’on trouve dans l’ensemble du monde islamique. Afin de comprendre comment l’évolution des discours alimentaires révèle les logiques propres au monde islamique médiéval, trois grands domaines du savoir ont été étudiés : le champ juridico religieux, la médecine, et l’adab. L’enquête menée met en lumière l’émergence d’une nouvelle culture alimentaire marquée par le nouveau contexte impérial. Elle est le résultat d’une coproduction entre les populations conquérantes et conquises et aboutit à une redéfinition des élites et du projet impérial. Les premières sont désormais unies non pas par les liens familiaux ou ethniques que par une intimité forgée dans le partage de codes culturels communs érigés en valeurs éthiques et esthétiques. Le repas devient le lieu par excellence de la construction de cette intimité socialement structurante. L’empire est défini comme cosmopolite jusque dans l’assiette des plus aisés. Les différents héritages du passé y sont rassemblés et transcendés par le modèle califal.